Au cours d’une conférence de presse tenue, le lundi 05 juin à Kinshasa, l’état-major de renseignements militaires justifie l’interpellation musclée de Salomon Idi Kalonda, bras droit de Moïse Katumbi, le 30 mai 2023, à l’aéroport international de N’djili.

Selon le colonel Kangoli Ngoli, conseiller juridique de renseignements militaires, qui a présidé ce rendez-vous devant la presse, Salomon SK Della s’est mal comporté, par le fait qu’il n’a pas obtempéré mais aussi par la sensibilité du dossier.

 »Salomon Idi Kalonda était recherché par le service de renseignement, c’était tellement sensible qu’on ne pouvait pas l’inviter mais plutôt communiquer à l’officier du ministère public. L’officier du ministère militaire a mis à la disposition des services de renseignements un mandat d’amener en vertu duquel nos services étaient en train de rechercher monsieur Salomon partout dans la ville de Kinshasa », a-t-il déclaré.

À en croire le colonel Kangoli, le conseiller de Moïse Katumbi avait déjà un mandat d’amener qu’il a pas obéit et a tenté de s’évader.

 »Le mandat d’amener n’a pas d’espace et nous avons pu le retrouver à l’aéroport de N’djili. Vous constaterez avec moi qu’il s’est mal comporté parce-que l’article 190 du Code judiciaire militaire dit que tout inculpé qui n’obéit pas à un mandat d’amener ou ayant obéi mais tente de s’évader, doit être contraint par la force. C’est pourquoi vous avez constaté que les services ont utilisé la force pour mettre la main sur monsieur conformément au Code judiciaire militaire » a-t-il ajouté devant la presse.

Rappelons en outre, que Salomon Idi Kalonda est reproché de 3 griefs, à savoir : l’atteinte à la sûreté de l’État, l’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline mais aussi la détention illégale d’arme à feu et des munitions de guerre.

Blanchi Lungala M

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