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Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont pris le contrôle de la commune rurale de Kanyabayonga, dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), ce vendredi après-midi, après plusieurs jours de combats intenses contre les forces gouvernementales et les milices locales d’autodéfense, communément appelées les « Wazalendo ».

Selon des sources locales, les combats ont éclaté tôt le matin de ce vendredi lorsque les rebelles du M23 ont lancé une offensive sur la localité, située à environ 30 kilomètres au nord de la ville de Rutshuru. Les forces gouvernementales et les Wazalendo ont opposé une résistance farouche, mais ont finalement été dépassées par la puissance de feu des rebelles.

Des civils pris au piège

Les combats ont causé des dégâts matériels importants à Kanyabayonga et ont entraîné le déplacement de milliers de civils. Selon les organisations humanitaires, des dizaines de personnes auraient été tuées ou blessées dans les affrontements.

La situation humanitaire dans la région est déjà très précaire, avec des milliers de personnes déplacées suite aux combats entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise ces derniers mois. L’arrivée de nouveaux déplacés à Kanyabayonga risque d’aggraver davantage la situation.

Les appels à la désescalade

La communauté internationale a condamné la prise de contrôle de Kanyabayonga par le M23 et a appelé à une désescalade immédiate des tensions dans la région. Les Nations Unies ont également appelé toutes les parties au conflit à respecter les droits humains des civils.

Le M23, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda, est accusé d’être responsable de nombreuses atrocités contre les civils depuis sa création en 2012. Le groupe a déjà pris le contrôle de plusieurs localités dans la province du Nord-Kivu au cours des derniers mois.

Le gouvernement congolais a accusé le Rwanda de soutenir le M23, ce que Kigali nie fermement. Les tensions entre la RDC et le Rwanda sont à leur comble depuis plusieurs mois, et la situation dans l’est de la RDC risque de dégénérer en un conflit régional majeur.

La situation dans l’est de la RDC reste très volatile et le risque d’une nouvelle escalade de la violence est réel. La communauté internationale doit continuer à faire pression sur toutes les parties au conflit pour qu’elles trouvent une solution pacifique à la crise.

Rédaction

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