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Dans une lettre de l’inspection générale des finances (igf) adressée au ministre de l’intérieur rendue publique, concernant le contrat ONIP-AFRITECH pour la production des cartes d’identité, les inspecteurs déplore plusieurs irrégularités et une surfacturation.

Ce contrat de USD 697 Millions dont USD 104 Millions d’apport de l’Etat angolais (USD 20 Millions déjà disponibilisés) et USD 593 Millions à apporter par
FRITECH/IDEMIA présente les irrégularités. Permis les irrégularités, nous trouvons la surfacturation sur le coût des travaux.

Dans cette lettre d’observation, les Inspection Générale des Finances a fair savoir les éléments suivants :

  1. Le Groupement AFRITECH/IDEMIA ne dispose pas de ressources pour financer sa participation.
  2. Le contrat prévoit que l’Etat Congolais fournisse à ce Groupement une garantie devant lui permettre de lever les fonds auprès des banques commerciales. Ladite garantie portera sur la séquestration des avoirs de la Banque Centrale du Congo par la banque commerciale prêteuse. Cette opération tombe dans l’illégalité, voire dans l’impossibilité.
  3. Le coût total de ce projet est jugé surfacturé en ce qui concerne particulièrement la construction des infrastructures immobilières du projet évaluées à USD 444 Millions.
  4. La durée prévue du contrat pour 20 ans de partage des produits du projet (USD 2 Milliards) dont 60% au bénéfice d’AFRITECH/IDEMIA, 20% pour l’Etat Congolais et 20% pour le remboursement de la dette ne se justifie pas, étant donné la nullité de l’apport de AFRITECH/IDEMIA qui reste conditionné par la garantie de l’Etat.
  5. La Firme Française IDEMIA/France, contactée par l’Inspection Générale des Finances, ne reconnaît pas sa participation à ce projet de cartes d’identité en RD Congo mais affirme que la Société AFRITECH est un client qui pourra s’approvisionner auprès d’elle en équipements. Il en découle que la dénomination utilisée dans ce projet AFRITECH/DEMIA est une USURPATION.

L’IGF attend les réponses satisfaisantes avant de rendre publiques le rapport final de son audit général.

La Rédaction

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