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Au moins 32 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans une série d’attentats-suicides samedi 29 juin 2024 dans la ville de Gwoza, dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Le mode opératoire utilisé rappelle les méthodes de la secte jihadiste Boko Haram, active dans la région.

Des attaques ciblant des civils

Les attentats, qui ont eu lieu dans l’après-midi, ont frappé des cibles civiles faciles, telles qu’un mariage, un hôpital et un poste de sécurité. Les kamikazes, dont des femmes et une adolescente, ont déclenché leurs explosifs au milieu des invités du mariage, des patients de l’hôpital et des membres de la milice anti-jihadiste.

Un bilan humain lourd

Le bilan provisoire fait état de 32 personnes tuées, dont des enfants, des femmes enceintes et des membres des forces de sécurité. Des dizaines d’autres personnes ont été blessées, certaines grièvement, et ont été évacuées vers la capitale régionale Maiduguri.

Boko Haram, suspect principal

L’utilisation d’attentats-suicides et le ciblage de civils sont des modes opératoires typiques de Boko Haram, qui a déjà mené de nombreuses attaques similaires dans la région. Bien qu’aucun groupe n’ait revendiqué la responsabilité des attentats, les soupçons se portent fortement sur la secte jihadiste.

Boko Haram a connu une période d’accalmie ces derniers mois, privilégiant d’autres modes d’action tels que les enlèvements, les tueries et les pillages. Cependant, les attaques de samedi démontrent que la capacité de nuisance du groupe jihadiste n’est pas encore anéantie.

Un conflit qui perdure

Les violences liées à Boko Haram durent depuis plus de 15 ans et ont déjà fait plus de 40 000 morts et environ 2 millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria. Le conflit s’est également étendu aux pays voisins, le Niger, le Cameroun et le Tchad, conduisant à la création d’une force militaire régionale, la Force multinationale mixte (FMM), pour lutter contre les islamistes.

Malgré les efforts déployés, Boko Haram continue de mener des attaques meurtrières, soulignant la complexité et la persistance de ce conflit. L’avenir de la région dépend de la capacité des autorités nigérianes et de la communauté internationale à trouver des solutions durables pour contrer la menace jihadiste et ramener la paix dans cette région meurtrie.

Rédaction

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